Mon histoire avec la danse

La danse m’accompagne depuis les cours d’éveil. Vous vous souvenez ? La panoplie tout-en-rose : justaucorps, collant, tutu, sans oublier le chignon tiré et les anglaises qui traînent dans la nuque. Puis vient le modern’jazz, et plus tard le contemporain. Je me souviens des spectacles, de l’émotion suscitée par l’appel de la scène.

La danse a toujours fait partie de mon paysage. Parfois en arrière-plan, quand la vie laisse moins de place, mais toujours là, quelque part.

Et cette même question qui revient à plusieurs moments de ma vie : me professionnaliser ? En faire mon métier ?

Mais je n’ose pas.

J’y vois trop de “pas assez” : pas assez le niveau, pas assez la technique, donc pas assez de légitimité, la fameuse…

Et surtout cette croyance que la société m’attend avec ce que ma tête sait faire, pas mon corps : moi la bonne élève dont on valorise depuis toujours les capacités et le potentiel.

Cette loyauté alors inconsciente entraîne la suite logique : BAC+5, CDI, et les rails sont lancés.
Sur le papier, tout y est. Tout. Sauf moi.

À 29 ans, je deviens maman.
C’est le grand bouleversement.

Je ressens de plus en plus fort cette part de moi que je ne peux plus ignorer. Celle qui attend que je prenne mon courage à deux mains pour la rencontrer.

C’est même plus que ça : mon âme frappe à la porte.

Et elle s’exprime par la voie du corps.

Migraines à répétition, épuisement, anxiété, perte de sens : mon système nerveux est bloqué en mode survie (l’hypervigilance ne me quitte plus).
Je deviens l’ombre de moi-même.

Je sais déjà que ce qui s’exprime dans mes symptômes est un message du corps. Alors j’essaie de le comprendre. Je cherche frénétiquement des réponses, je teste différentes approches, j’entame un vrai travail sur moi.

Et je finis par comprendre quelque chose d’essentiel : qu’aller mieux ne se commande pas.

La guérison est un processus, qui demande du temps et de la persévérance.

Et qu’il faut avant tout en revenir au corps.

Ma rencontre avec la danse thérapie

A force de chercher, de fouiller, d’explorer des approches pour comprendre ce qui m’arrive, une évidence refait surface.
En postpartum et en pleine crise hybride, je n’ai pas encore trouvé l’espace d’y revenir. Pourtant, je réalise que s’il y a bien une chose qui me manque, et qui saurait m’apaiser : c’est danser.

Je découvre alors que je peux poursuivre mon cheminement personnel par le corps en mouvement.
Et que cette voie pourrait même s’imposer à moi comme une reconversion.

Je ressens un appel très fort pour une approche en particulier : l’Ecoute du Mouvement la Voie du Corps -EMVC.

Une approche humaniste, qui considère le corps comme un territoire vivant, porteur d’histoire, de mémoire et de ressources.

En quinze jours, mon choix est fait, et j’entame le cursus : une formation longue, sur deux ans, qui allie pratique et théorie et qui invite à éprouver le processus en soi, avant de prétendre accompagner autrui.

Pendant cette formation, quelque chose se transforme en profondeur.

Je déconstruis, je traverse, je me confronte à mes blessures, à mes parts d’ombres, à mon histoire.

J’entame un véritable chemin de connaissance de Soi.
A l’issue de la formation, je me sens réparée, outillée, apaisée.

Vers une autre
écologie de la danse

formation EMVC© -2022

Grâce à la danse thérapie, j’apprends à -danser.

A sortir de ce que mon corps sait déjà faire, des gestes appris, des chemins tout tracés.

Je découvre une danse guidée par la sensation, par l‘écoute intérieure, par la présence.

Une danse qui guérit là où parfois, elle a pu abîmer.

Pour la première fois, je goûte au plaisir simple d’habiter mon corps autrement. En m’en remettant à lui, en laissant faire. Bien au-delà de la simple improvisation.

La beauté du geste dansé

Ce parcours a profondément changé mon regard sur la danse.

J’ai découvert que la beauté ne réside pas dans la perfection d’un geste, mais dans sa vérité.

Dans l’émotion dégagée. Dans la générosité d’un corps qui ose se raconter.

Il m’arrive d’être émue aux larmes en regardant des corps danser sans technique particulière. Je suis touchée par leur présence, par la vérité qui se dégage de leur corps dansant. Et j’accueille ces instants de poésie avec gratitude et reconnaissance.

Aujourd’hui, c’est ce regard qui nourrit ma danse et mon accompagnement. C’est ce regard que je transmets.

Parce que la danse est un langage universel, où le corps est à l’honneur, où la créativité peut s’exprimer à chaque instant.

Un espace de liberté, où l’on peut rencontrer sa part de vérité.

Qu’on soit amateur·ice ou professionnel·le, quel que soit notre âge, notre couleur, notre genre, ou notre histoire.

Pour moi, la danse est une manière de célébrer.
Mais aussi de résister.

Voilà pourquoi je danse.

Mon accompagnement s’appuie à la fois sur des formations spécifiques, une pratique continue de la danse, et sur mon propre cheminement corporel et thérapeutique.

Parcours et pratiques

* 2021-2022 | Formation longue en Danse Art Thérapie – méthode EMVC® (Écoute du Mouvement, la Voie du Corps), une approche qui relie le mouvement, la psychologie humaniste et la dimension symbolique du corps. Cette formation constitue aujourd’hui le socle de ma pratique d’accompagnement.

* 2024 | “Intuitiv Dancing Facilitator Training” - Dara Dancing, formation à la facilitation d’espaces de danse intuitive.

* 2024 | Formation réussir un cours Eveil-Initiation à la danse - Isabelle Hernandez

* 2022 | Danse, mouvement et éveil corporel parent/bébé
- Céline Grisoni

Formation continue en danse & mouvement
| workshops réguliers, stages et formations autours de différentes pratiques :

* Danse contemporaine
* Danse improvisation & danse dans l’espace public
* Approches somatiques du mouvement

D’autres pratiques nourrissent également mon parcours : danse africaine, danse du tournoiement, méditation, yoga …

Mes outils & formations

Mon accompagnement s’inscrit dans une démarche éthique et respectueuse du rythme de chacun.e.

Je continue d’être accompagnée dans ma pratique par des espaces de supervision et par mon propre travail personnel, afin de garantir un cadre juste et sécurisant pour les personnes que j’accompagne.

Mon approche ne se substitue pas à un suivi médical ou psychiatrique, mais peut venir en complément.